Mounir Saad

Un suicide contesté par ses proches

Quelques heures avant son décès, Mounir appelle sa mère en affirmant avoir été piégé, rasé contre son gré et se sentir en danger.

Décès suspect
  • Âge : 22 ans
  • Cheveux : bruns, très courts
  • Yeux : marrons foncés
  • Taille :  — 
  • Poids :  —
  • Particularités :  —
  • Lieu : Melbourne (État de Victoria, Australie)
  • Décès : le 11 novembre 2012
  • Découverte du corps : le 11 novembre 2012
  • Conclusion des autorités : Suicide 
  • Statut de l’affaire : enquête clôturée 

Résumé de l'affaire

Résumé de l’affaire

Un décès survenu au lendemain du réveillon, des interrogations qui demeurent

Un projet de vie tourné vers l'avenir

Originaire de Troyes, Mounir Saad est un jeune Franco-Algérien de 22 ans lorsqu’il s’envole pour l’Australie en janvier 2012 dans le cadre d’un visa Vacances-Travail (Working Holiday Visa).

Titulaire d’un BTS en énergies renouvelables, il nourrit l’ambition de perfectionner son anglais afin de poursuivre des études d’ingénieur. Avant son arrivée en Australie, il avait déjà voyagé aux États-Unis et au Canada, animé par une véritable envie de découvrir le monde.

Décrit par ses proches comme un jeune homme calme, réservé, travailleur et sportif, Mounir pratique régulièrement la boxe et mène une vie saine. Très attaché à sa famille, il reste en contact fréquent avec ses parents et sa sœur, avec lesquels il partage ses projets et son quotidien.

Il évoque notamment son retour prévu en France pour les fêtes de Noël et prépare déjà plusieurs projets pour son avenir.

Une situation qui se dégrade progressivement

À Sydney, Mounir trouve rapidement un emploi dans la restauration et semble bien s’intégrer.

Quelques mois plus tard, il rejoint la région de Melbourne et s’installe dans la Yarra Valley, où il retrouve du travail et poursuit sa vie australienne.

Progressivement, plusieurs difficultés apparaissent.

Des tensions surviennent dans son environnement personnel et professionnel. Selon les informations rapportées par sa famille, Mounir fait état de vols de certains de ses effets personnels, d’un malaise grandissant et d’un sentiment d’insécurité.

Après avoir quitté le logement qu’il occupait avec d’autres Français, il est hébergé par ses employeurs.

Au fil des semaines, ses proches perçoivent un changement dans son comportement. Lors de certaines conversations, ils le sentent préoccupé et plus réservé qu’à son habitude.

Le dernier appel

Le 11 novembre 2012, plusieurs événements se succèdent en quelques heures.

Selon les éléments connus, Mounir est aperçu au cours de la matinée allongé dans un espace vert , son passeport à proximité.

Plus tard, en gare de Melbourne, il empruntera un téléphone à un passant, et appellera sa mère dans un état particulièrement préoccupant. 

Au cours de cet échange éprouvant, il tient des propos laissant apparaître un profond état de détresse. Il affirme avoir dormi dans une forêt, explique avoir été piégé et exprime un fort sentiment de danger.

Selon sa famille, il indique également avoir été rasé contre son gré, humilié et avoir perdu plusieurs de ses effets personnels.

Cet appel alerte immédiatement ses proches, qui prennent très au sérieux son inquiétude. Sa mère comprendra qui il se passe quelque chose de grave et avertira le consulat pour faire des vérifications.

Quelques heures plus tard, Mounir est percuté par un train en gare de Melbourne Central.

Les dernières heures

À ce jour, plusieurs questions demeurent concernant ses dernières heures : les personnes qu’il a pu rencontrer, les raisons de ses déplacements et le déroulement précis des faits ayant précédé son décès.

Les autorités australiennes concluent rapidement à un suicide.

Les interrogations de la famille

Depuis plus d’une décennie, la famille de Mounir conteste cette conclusion.

Pour ses proches, plusieurs éléments du dossier demeurent insuffisamment expliqués.

Ils s’interrogent notamment sur les circonstances ayant conduit au changement brutal de comportement de Mounir au cours des derniers jours, sur les personnes qu’il disait craindre, sur la disparition de plusieurs effets personnels ainsi que d’une importante somme d’argent qui n’a jamais été retrouvée.

La famille relève également que plusieurs éléments matériels et certaines constatations médico-légales lui paraissent difficilement conciliables avec les conclusions retenues.

Enfin, le contraste entre le projet de vie de Mounir, son retour programmé en France, ses ambitions professionnelles et les événements survenus le 11 novembre 2012 continue d’alimenter leurs interrogations.

Une famille en quête de réponses

Depuis le décès de leur fils, Nafissa et Hocine Saad poursuivent inlassablement leurs démarches afin de mieux comprendre ce qui s’est réellement passé.

Leur demande ne consiste pas à imposer une conclusion, mais à obtenir qu’un examen approfondi des éléments demeurés sans réponse puisse être réalisé.

Plus de treize ans après les faits, ils continuent d’espérer que des informations nouvelles permettront de reconstituer avec précision les dernières heures de Mounir.

Appel à témoins

Toute personne ayant rencontré Mounir Saad en Australie au cours des semaines précédant le 11 novembre 2012, notamment à Sydney, dans la Yarra Valley ou à Melbourne, ou disposant d’informations concernant ses fréquentations, son environnement ou les circonstances de son décès, est invitée à se manifester.

Même plusieurs années après les faits, un témoignage, un souvenir ou une information restée inexploitée peut permettre de mieux comprendre ce qui est arrivé à Mounir.

Les témoignages peuvent être recueillis par l’association INDICÉA de manière strictement confidentielle.

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